Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Mon Eglise avec les jeunes
menu

Célébration de Noël 2017 Avec le Lycée Jeanne d'Arc Saint Yvi

Célébration de Noël 2017 Lycée Jeanne d'Arc et ST Ivy

noël lycée Jeanne d'Arc Saint Ivy

Noël - La Fraternité - Comment accueillir l'Enfant Dieu

Cette année encore, 600 lycéens se sont donné rendez-vous dans la basilique Notre Dame de Joie pour réfléchir ensemble à la fête de Noël que nous allons célébrer dans quelques jours.

Doum doum, chants chorale, feuilleton-photos ... L'équipe pastorale s'est arraché les cheveux une fois de plus pour offrir aux jeunes présents, les moyens de comprendre cet évènement qui a bouleversé l'histoire de toute l'humanité.

Car Noël ne se résume pas aux lumières qui embellissent nos villes et remplissent les vitrines des magasins. La rencontre, la joie, le bonheur de vivre vraiment ne se résument pas à tourner autour des lampiotes qui éclairent les trottoirs ... Nous ne sommes pas des insectes qui virvoltent sans trop savoir où nous allons. Nous sommes des êtres humains appelés à aimer les frères qui nous entourent. Particulièrement les plus fragiles, les plus pauvres qui passeront peut-être ces fêtes à s'interroger sur leur devenir immédiat et concret .... Commet le furent en leur temps Marie et Joseph sur le chemin de  Bethléem où ils ne seront pas accueillis ...

La fraternité, avec la liberté et l’égalité, fait partie de notre devise républicaine. Elle est pourtant la valeur qui semble la plus contredite par la réalité…. Aujourd’hui …

Malgré des gestes quotidiens de dévouement et de civisme de beaucoup de nos concitoyens, notre société paraît peu fraternelle. Elle est souvent marquée par la violence, l’âpreté des intérêts économiques, la dureté des conditions de vie des plus défavorisés. Le rejet des autres pour des raisons diverses et variées.

Les « pauvres », dont le Christ nous dit qu’ils sont les premiers bénéficiaires de l’Evangile, font l’expérience que la vie est rude, qu’elle ne fait pas de cadeau et qu’elle est plus souvent une jungle qu’une communauté fraternelle. Or, c’est à la fraternité que Dieu vient appeler tous les hommes. En Jésus Christ, il nous révèle que nous sommes ses enfants, ses fils et ses filles bien-aimés, et donc, que nous sommes frères et sœurs les uns des autres. Cette fraternité s’étend ainsi à tous les hommes sans exception aucune.

Bien des hommes refusent cette fraternité … en invoquant même les valeurs de fraternité, de liberté et d’égalité … et de laïcité …

L’Eglise, que je représente devant vous ce matin affirme ceci …

« Nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains hommes créés à l’image de Dieu…L’Eglise condamne donc, en tant que contraire à l’esprit du Christ, toute discrimination ou vexation opérée envers les hommes en raison de leur race, de leur couleur, de leur classe ou de leur religion, de leur âge, de leur richesse, de leur capacités intellectuelles ».

Je suis convaincu qu’aujourd’hui seuls des lycées, des classes, où se vit la fraternité peuvent être des lieux où il fait bon vivre, des lieux qui donne envie de vivre, des lieux où il est possible de transmettre la vie.

Je suis convaincu qu’ils doivent être ces laboratoires de fraternité où élèves, profs, personnel éducatif, personnel d’entretien, prêtres, diacres, chrétiens, non chrétiens, athées, croyants d’une autre religion,  nous apprenons à vivre en frères et sommes heureux de l’être. Ils doivent être ces lieux où les « pauvres » dont parle l’Evangile, tous ceux qui cherchent et frappent à la porte sont accueillis et traités comme des frères. Puissions-nous leur dire : tu as ta place parmi nous.

Nous sommes tous, invités à être ou à devenir des artisans de paix, à nous mettre au travail pour faire la paix entre les hommes, entre les pays, entre les cultures, entre les religions. Et il y a du travail à faire, pour reconnaître nos différences, pour les accepter, pour découvrir la richesse qu’il y peut y avoir à vivre ensemble, non pas identiques mais précisément avec nos différences, dans le respect mutuel.

Certes, c’est un vaste chantier qui n’est jamais fini et qui rencontre beaucoup d’oppositions … de celles et ceux qui travaillent en sens contraire … qui travaillent à la division, au refus de l’autre, à la haine …

Dans un de ses livres, Jean Sulivan écrit cette belle parabole : « La vérité, dit-il, c'est comme une immense verrière tombée à terre, éclatée en mille morceaux de verre de toutes les couleurs. Regardez-les, ces gens qui se précipitent, qui prennent un éclat de verre, qui le brandissent en disant : « Je détiens la vérité. » Insensés, il faudrait rassembler tous les éclats, les souder du ciment de l'amitié et la verrière ferait chanter la lumière. »

Oui, vivre ensemble avec nos différences de manière authentique c’est cela. Non pas une unité de discipline (je ne veux voir qu'une seule tête!) Non pas « marcher au pas », non pas faire semblant d’accepter l’autre,  mais faire route ensemble avec nos différences.

Acceptons-nous la confrontation, le dialogue, le débat pour donner visage à la véritable unité ? Un visage, un signe dont nos sociétés, nos lycées, ont bien besoin, car ils, elles connaissent la même tentation : refuser les différences dans un enfermement qui fait percevoir d'emblée l’autre différent comme un ennemi.

Si vous qui êtes lycéens avez un service à rendre au monde, à rendre aux adultes qui vous entourent,  c'est d'offrir le visage d'une unité riche de vos différences.

N’oubliez jamais que ce qui nous divise est bien moins important que ce qui nous uni …

Notre HUMANITE ….

Album photos

Actions sur le document
  • Imprimer