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Mon Eglise en pays de Pontivy

Secteurs de Baud, Cléguérec, Noyal-Pontivy, Pontivy, Rohan
Edito
AVENT

« L’homme est un être de désir, et dans son cœur,
il désire connaître Dieu et le voir. »

 

« Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra,

le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin.

Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis. »

(...)

« L’homme est un être de désir, et dans son cœur, il désire connaître Dieu et le voir. »

Toute la vie chrétienne est ainsi la réponse à ce désir qui nous habite, qui a été mis dans le cœur de l’homme. Et, comme le dit également Saint Augustin :

« Notre cœur n’a de repos tant qu’il ne demeure en Toi… »

(...) En ce qui nous concerne, nous croyons que c’est Jésus-Christ qui vient répondre à ce désir de contempler Dieu.
Force est de constater qu’à la différence de certaines philosophies orientales qui voient le désir comme une source de souffrance - et par opposition le bonheur comme une absence de désir (ne pas désirer pour ne pas souffrir)

Jésus, au contraire, réveille le désir de chacun là où il va.

On le voit avec Zachée, on le voit avec la femme adultère, ou lors de sa visite chez Simon le Pharisien… toutes ces rencontres que le Christ engage sont pour réveiller, chez les hommes et les femmes qu’Il rencontre, ce désir originel qui a été mis dans notre cœur de contempler Dieu et de vivre avec Lui.

Mais, s’il y a un temps de l’Avent, qui est par excellence le temps du désir où l’on réveille notre désir intérieur, c’est parce que ce désir est parfois en danger.

(...) Comme une source qui se laisse ensabler, nous n’avons plus en nous cet appel à contempler Dieu.
L’Avent est précisément un temps où nous essayons de retrouver la source vive, d’être éveillés - comme le dit le texte de l’Écriture - de renouveler intérieurement cet appel à rencontrer Dieu.
On le voit aussi dans la parabole du semeur, bien des choses peuvent étouffer notre désir de voir Dieu, ou pire encore, répondre par des questions matérielles à un besoin spirituel.

C’est ce que l’on appelle l’idolâtrie : mettre quelque chose ou quelqu’un à la place de Dieu, et vouloir que ces personnes ou ces choses répondent à ce désir intime de communion avec le Créateur.

C’est pourquoi le temps de l’Avent a une dimension pénitentielle, et les vêtements liturgiques en témoignent : ce sont des vêtements mauves, comme pour le Carême.


Dans ce temps pénitentiel, il faut une certaine ascèse pour retrouver cette envie de Dieu, retrouver cette communion, ce désir de progresser dans sa vie spirituelle (...)

Ainsi, il nous faut nous réveiller !

Chacun a son combat spirituel et verra la manière la plus adéquate dont il peut être réveillé. Il faut aussi examiner là où nous devons travailler dans notre vie spirituelle. Par exemple, où en suis-je du besoin, du désir d’être sauvé ?


Pour beaucoup de nos contemporains, même la dimension de salut ne parle plus. Le fait de ne pas se sentir en danger de mort pourrait nous faire oublier cette nécessité du salut.

(...) Comme le dit le psaume :

« L’homme comblé ne dure pas : il ressemble au bétail que l’on abat. »

Oui, le fait de se laisser combler par autre chose que Dieu fait que l’on peut perdre le sens véritable de la vie, et qu’une sorte tristesse s’installe progressivement.

Mais si l’Avent est un temps pénitentiel, c’est aussi un temps de joie, comme tout ce qui précède l’accueil d’un enfant.

L’Avent est un temps pour retrouver cette joie qui naît de l’accueil d’une certaine pauvreté dans nos vies.

Et c’est parce que l’on accueille cette pauvreté que Dieu seul pourra combler – car on laisse en nous une béance ouverte pour Lui – que l’on connaît cette joie intérieure.


Et de fait, on a de grandes leçons à recevoir de personnes plus pauvres et marginales, souvent démunies matériellement, mais qui ont toujours le sourire aux lèvres car il y a cette joie de la rencontre, de l’instant présent, alors que nous sommes si préoccupés de (...) ce qui tourne autour de nous au plan du confort.

(...) Alors, dénonçons en nous cette paresse spirituelle – nous sommes tous concernés – et demandons-nous :

Où est-ce que le Seigneur vient à ma rencontre,

en quoi vient-Il répondre à un désir de mon cœur,

en quoi je laisse un certain manque comme une pierre d’attente dans mon cœur

pour que le Seigneur puisse y répondre et vienne le combler.

 

(...) Durant ce temps de l’Avent, demandons au Seigneur d’être plus attentifs aux signes de Dieu, à ce qui nous fait être des hommes et des femmes de désir.

 

(...) Tournons-nous vers la Vierge Marie, cette femme de désir qui a été dans l’attente. En Elle, le Seigneur a pu s’incarner car Elle attendait quelque chose de bien particulier. Elle n’était pas repue ni comblée.

(...) La Vierge Marie est là pour nous montrer combien un cœur qui attend peut connaître une fécondité à nulle autre pareille.

A Son exemple, puissions-nous nous tourner vers le Seigneur et invoquer Son Salut,

Amen !

Extraits de l'homélie pour l'Avent 2014

Par Françoise Bourdeau at 05/12/2018 16:20 |
 
 

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