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L'édito de Noyal-Pontivy

noyal pontivy
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Pâques 

 

Pâques, c’est un  renversement. Les femmes qui s’en vont au tombeau sont à la recherche d’un mort pour l’embaumer. L’affaire est close, l’histoire est finie comme elle l’est pour les disciples qui marchent vers Emmaüs. On en est à la conclusion : accomplir le rite qui convient pour un mort. Et pourtant, elles se sont levées très tôt. C’était encore les ténèbres, disait saint Jean. Comme en quête d’un nouveau commencement. Comme tous ces chercheurs, comme tous ces marcheurs qui veulent trouver sens ou sortir de la nuit.

« qui nous roulera la pierre ? » se disent-elles. Qui roulera la pierre qui empêche de voir ? Qui roulera la pierre des mondes clos et sans espoir pour libérer la vie ? Qui roulera la pierre des enfermements des enfermements et des haines ? Jésus est descendu dans les enfers des hommes, dans tous ces lieux bloqués par une pierre impossible à rouler, dans la tristesse de toutes les séparations humaines au plus profond de notre humanité blessée.

La pierre a été roulée mais « Il n’est pas ici », dit l’homme en blanc. Ainsi, la révélation d’une nouvelle présence est une absence : il n’y a rien à voir, le tombeau est vide. De Saint Jean entré dans le tombeau, on dira simplement : « Il vit et il crut. » Les femmes étaient venues rendre un dernier hommage au mort. Mais il n’y a plu personne. La mort est vaincue. Il est ressuscité. C’est l’homme en blanc qui révèle ce qui s’est passé. Nous sommes tous témoins les uns pour les autres. « Il vous précède en Galilée. » Comme dit un commentateur : « Le Seigneur se dévoile loin du tombeau. Peut-être l’entendez-vous murmurer votre prénom dans votre jardin secret, ou après un long chemin jalonné d’interrogations..... à moins que ce ne soit au cœur d’une assemblée priante où Jésus  touchera votre cœur et vous frôlera de sa présence. » Les femmes étaient venues embaumer un mort pour clore une histoire. Elles s’en retournent témoins du ressuscité. Au bout de la nuit a jailli la lumière. C’est l’histoire même de la foi.

 

Pâques revient chaque année et nous pouvons avoir l’impression que c’est toujours pareil, c’est vrai que les textes sont les mêmes et le message aussi. Et pourtant Pâques est toujours nouveau parce que le monde change et nous changeons aussi. Notre situation n’est pas forcément la même. Des évènements heureux ou malheureux ont pu nous marquer. Et la Parole, le message de Pâques nous rejoint dans notre quotidien. Le Christ ressuscité est avec nous sur la route de nos vies. La confrontation entre ce que nous vivons et Pâques peut susciter en nous une parole nouvelle. Notre monde, notre vie, c’est notre Galilée à nous et c’est là que le Christ ressuscité nous rejoint.

Jean Claude Dréano

 

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